Bienvenue sur le site du réalisateur Monsieur Moyen
Monsieur Moyen Réalisateur

«Pour la plupart, le sérieux, c'est l'air sérieux» Jean-Edern Hallier

Nos équipes s'efforcent de vous fournir un travail de qualité, il se pourrait malgré tout que ces articles puissent contenir ponctuellement du second degré, un certain décalage et de l'ironie. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée.

Voici quelques fils pour me suivre : rss, rss2, rdf, atom

Où allons-nous ?

jeu 26 novembre 2009

« Où allons-nous ? » est un film de science fiction français et indépendant. Beau et ambitieux projet dans lequel joue Laure Gouget que vous avez pu apercevoir dans Humanity Song et Cyndinique. La prise de risque, justement, est à saluer. D’ailleurs, l’ampleur du projet les oblige à vous demander de l’aide :

« La postproduction du film est en cours depuis quelques mois. Nous faisons des fonds verts, du tracking, de la rotoscopie, de la modélisation, de l’animation, et du compositing.

Les logiciels utilisés sont Ligthwave pour la 3D, Fusion pour le compositing, PF track (ou Boujou ) pour le tracking, et évidemment un peu de Photoshop et d’Illustrator comme dans tout projet visuel qui se respecte.
20090312_ouallonsnous_105
Une connaissance de tout autre logiciel de 3D ou de compositing
(même After Effects) peut suffire dans certaines situations. Une connaissance des réseaux sous Windows nous intéresse également.

Une simple maitrise de Photoshop ou Illustrator, bien qu’apparemment loin des logiciels de sauvage que nous utilisons pour les effets visuels, peut évoluer en quelques semaines de travail, sur un vrai projet de long métrage, vers la rotoscopie, puis le compositing, voire même la 3D pour les plus courageux. »

Retrouvez tous les détails ici : http://ouallonsnous-lefilm.com/

Comment faire un court métrage ? Partie 3

jeu 19 novembre 2009

Voici une première version de la liste des scènes du film en préparation. J’y ajoute en quelque sorte l’essentiel de ce que j’ai à trouver avant d’aller plus dans le détail : les acteurs, le décor, et les accessoires.
Comme expliqué précédemment, certaines de ces scènes ne sont pas primordiales, ne verront donc peut-être pas le jour ou seront modifiées.

Les scènes

Scène 1
Lieu : Terrain de tennis couvert
Accessoire : deux raquettes, une balle
Costume : Tenue de sport, basket.
Comédien : 1 homme jeune et sportif, 1 homme cheveux grisonnant peu sportif.

Scène 2, 11 et 17
Lieu : Une chambre
Accessoire : rien
Costume : rien
Comédien : 1 comédienne

Scène 3 et 7
Lieu : Un appartement (chambre et salle de bain)
Accessoire : une balance, un réveil
Costume : chemise de nuit ou pyjama
Comédien : 1 comédien ou comédienne

Scène 4 et 8
Lieu : 2 lieux extérieurs (terrasse de café, rue)
Accessoire : rien
Costume : bien habillé
Comédien : 1 comédien et 2 amorses féminines

Scène 5 et 9
Lieu : cabine d’essayage dans un magasin
Accessoire : rien
Costume : une robe
Comédien : 2 comédiennes et 1 comédien

Scène 6
Lieu : Une soirée
Accessoire : une coupe de champagne
Costume : bien habillée
Comédien : 1 comédienne et 1 amorse masculine

Scène 10
Lieu : Un salon avec table basse
Accessoire : un canapé, un kit poker.
Costume : rien de particulier
Comédien : 1 comédien (et quelques figurants si possible)

Scène 12
Lieu : peu importe
Accessoire : néant
Costume : rien
Comédien : un petit chat

Scène 13
Lieu : une chambre d’hopital
Accessoire : un badge
Costume : une blouse de médecin
Comédien : 1 comédien et une amorse

Scène 14
Lieu : un bureau
Accessoire : un ordinateur
Costume : corporate
Comédien : 2 comédiens

Scène 15
Lieu : un lieu décoré de façon ésotérique
Accessoire : une boule de cristal
Costume : une chemise à la BHL
Comédien : 1 comédien

Scène 16
Lieu : un bureau
Accessoire : rien
Costume : plutôt bien habillé
Comédien : 2 comédiens

Comment faire un court métrage ? Partie 2

lun 16 novembre 2009
fs4prohd
Le FS-4 ProHD qui a changé ma
vie pendant les « dérushages »

Le matériel

Je dispose comme unique matériel d’un disque dur FIRESTORE gagné lors d’un festival et compatible avec quelques caméras semi-pro du marché « relativement » faciles à emprunter aujourd’hui. Premier problème, ces caméras n’ont pas la qualité d’image dont j’aimerais disposer, la solution serait de trouver en plus un kit mini35 qui apporterait un rendu cinéma.

Vous pouvez voir ici une vidéo de l’ami Yann Kibongui avec qui j’ai travaillé sur Cyndinique et qui construit lui même ses kits mini35. N’étant pas le meilleur des bricoleurs et n’ayant pas de toute façon tout ce matériel, je mets d’ores et déjà de côté cette solution. Cependant, il ne tient qu’a vous de prendre cette voie.

Il me reste deux autres solutions, trouver un généreux possesseur d’une RED pour m’aider ou emprunter un canon 7D / 5D très à la mode aujourd’hui. Ces boitiers sont encore rares, coutent mine de rien une petite somme mais ont l’avantage d’avoir une qualité d’image incroyable. Seul gros hic, il faut une prise de son extérieure.

Si tout va bien, je commence à m’en occuper demain !

Comment faire un court métrage ? Partie 1

lun 09 novembre 2009

Je profite d’un nouveau projet de court-métrage pour réaliser une expérience que je crois inédite sur internet, proposer de relater sa construction de A à Z.

C’est assez risqué car cela impose une relative obligation de résultat. L’idée me semble séduisante pour les jeunes réalisateurs ou simplement les personnes curieuses car ce projet a trois particularités, n’avoir aucune production extérieure, aucun budget et l’ambition d’un résultat pro. Cette troisième particularité va surement impliquer de grosses galères comme nous le constaterons ensemble au fil de ces articles.

Première étape, le scénario.

Structure
La colonne vertébrale du scénario
(au sens figuré et presque au sens propre)

Avant de tremper votre plume dans l’encre fraiche, il vous faut des notions de dramaturgie que ce soit par le biais de l’apprentissage inconscient (vous avez vu assez de films pour comprendre leurs points communs dans la structure) ou le biais d’un livre traitant du sujet (il en existe beaucoup, trouvez celui qui a le ton qui vous correspond le plus). Même si on veut s’amuser avec les codes, on ne peut pas le faire sans les connaitre…

Dans mon cas, justement le scénario ne sera qu’une accumulation de scènes sans lien apparent. Le spectateur cherchera donc au début plus ou moins consciemment à construire intellectuellement quelque chose par rapport à une architecture classique d’un film.

Le côté négatif : J’ai plus d’une dizaine de lieux différents pour un film qui ne dépassera surement pas les 3 minutes. J’ai autant d’acteurs et de figurants à trouver.

Le côté positif : Ces scènes peuvent se définir comme des « modules » et dans le cas critique où je n’arriverais pas à mes fins avec l’une d’entre elles, il m’est possible de la modifier ou de la supprimer.

J’utilise Celtx pour écrire le scénario qui est presque terminé. Ce logiciel est gratuit et plutôt complet. Il peut par exemple lors d’une écriture un peu plus complexe que pour ce projet séparer chaque scène en mini-fiche annotable (très pratique pour visualiser le rythme d’une l’histoire principale et de ses histoires secondaires). Vous pouvez voir sur la photo que l’interactivité informatique ne remplace pourtant pas encore complètement les bouts de scotch sur les murs.

A bientôt pour la suite !

Clip Luv Deluxe

mer 21 octobre 2009

Un autre clip plutôt sympa « Luv Deluxe » du groupe Cinnamon Chasers, réalisé par Saman Keshavarz.
La vue subjective dans un clip me fait toujours penser à Prodigy. Même après tant de temps !

Clip vidéo de Let Love Rule remixé par Justice

sam 17 octobre 2009

Excellent concept pour le vidéo clip du remix de Let Love Rule de Lenny Kravitz. (Piqué chez l’ami Gilz)

Réalisé par Keith Schofield, qui avait déjà commis le très bon clip Toe Jam de The Brighton Port Authority (alias Norman Cook) (alias Fatboy Slim)

Les chevaux de numericable

ven 02 octobre 2009

chevaux_2Numericable a organisé cet été une sorte d’appel d’offre pour sa nouvelle campagne publicitaire dont la thématique était « 20 secondes pour convaincre ». J’y ai participé avec mon pote Prims en improvisant un spot absurde dans l’objectif de gagner une méga télé à 3 000 euros. Finalement nous avons gagné non seulement la télévision mais aussi une diffusion massive de la publicité pendant 2 semaines et demi. Vous pouvez donc voir ce spot en ce moment sur vos écrans :

Get Flash to see this player.


Le tournage s’est déroulé dans une grande maison de campagne sous la direction d’Olivier Bennoun, jeune réalisateur de publicité (dont vous pouvez voir quelques travaux ici). Le tout produit par Wanda Productions qui a sorti la RED pour l’occasion !

Ce qui était intéressant sur ce petit tournage c’était la position peu familière d’acteur dans laquelle je me trouvais. Pas tant sur le plan du jeu, mais sur le fait d’être dirigé. Même si la scène est très courte, cela m’a fait réaliser à quel point il doit être difficile et frustrant de se faire diriger lorsqu’on est à la fois acteur et auteur/réalisateur.

Ce genre de petite expérience est toujours enrichissante et je la conseille à tous les réalisateurs en herbe.

La S.F. ça peut être bien

dim 20 septembre 2009

for-human-onlyJe me souviens de mon désarroi en sortant de Le jour où la terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still). Pour résumer, un extraterrestre arrive sur terre pour la sauver mais en éliminant les humains car ils ne trient pas leurs déchets. Puis après 1h40 d’un film pénible, c’est avant qu’il puisse enfin mettre ses plans à exécution que Jennifer Connely qui ne veut pas mourir se met à chouiner, promettant qu’elle s’achètera une deuxième poubelle. L’extraterrestre se dit alors qu’en fait l’espèce humaine c’est vraiment de la balle, annule son plan et se casse en lui filant son adresse msn. Après j’ai vomi.

C’est dans ces moments là qu’on a du mal à assumer lorsque dans un repas quelqu’un s’exclame :

- Attends, mais tu aimes la SCIENCE FICTION toi ?

Regards et silence de l’assemblée.

- Et bien, je. Oui, mais tu sais, il existe de bon films. Parfois. Enfin, hey mais attends ça me fait penser au fait, comment vont tes hémorroïdes ? (pour changer de sujet discrètement)

Tout ça pour introduire mon propos sur un récent film étiqueté Science Fiction, District 9 (District 9).

DIGRESSION

Il faut expliquer aux critiques de cinéma que District 9 n’est pas un faux documentaire. Un film qui contient des scènes montées avec des images qu’aucun camera-man intégré dans l’histoire n’aurait pu filmer, n’est ni un documentaire, ni un faux documentaire. Ou alors un très très mauvais faux documentaire.
FIN DE LA DIGRESSION

district-9Ce qui m’a frappé dans ce film, c’est la liberté qu’a pu avoir Neill Blomkamp pour raconter son histoire. Moi qui ai toujours pensé que si j’étais un extraterrestre j’irais plutôt du côté d’Ibiza, Neill lui a choisi Johannesburg. Déjà ça nous change de New York et des États-Unis. Ensuite tout se sépare des clichés de l’invasion alien, car ce n’en est pas une et parce qu’avant tout le sujet du film est l’espèce humaine, les nouveaux arrivants y sont secondaires.
District 9 est pessimiste, presque misanthrope ! Tous les protagonistes de l’histoire ont plus ou moins les mêmes objectifs mais ils arrivent quand même à se taper dessus parce qu’ils sont lâches et bêtes (c’est ça le côté misanthrope).

Rassurez-vous le réalisateur nous propose quand même une happy end américaine et ce qui est chouette, c’est qu’il arrive à ce qu’elle ne soit pas trop mauvaise.

En gros, je veux Peter Jackson comme producteur !

L’art du clip vidéo

mar 08 septembre 2009

J’ai toujours différencié les clips vidéo en trois catégories :

Le clip vidéo Niveau 0

Un réalisateur filme le(s) chanteur(s) ou le groupe de musique se contentant de faire du playback.
Le niveau 0 comprend aussi les vidéoclips (pour peut-être éviter de créer une catégorie -1) réalisés pour la B.O. d’un film : on y mélange extraits du film et images de l’artiste tournée en deux heures chrono sur le parking du Auchan de Vélizy-Villacoublay.


Budget : une brosse à cheveux, du dentifrice et un appareil à castrer

Une bande annonce déguisée en clip, ça existe encore en 2009

Le clip vidéo Niveau 1

Le réalisateur se calque sur les paroles pour reproduire fidèlement à l’image l’histoire au premier degré. Ou juste il filme des machins pour combler. En gros c’est juste un support vidéo pour diffuser de la musique à la télévision.
Le niveau 1 du clip représente une majorité des clips vidéo. Pour preuve, j’ai pris sur la première page du site d’une chaîne musicale ces deux exemples.


Budget : une brosse à cheveux et plein d’autres trucs


« Tu raccroches ? » « Non c’est toi qui raccroches ! »

Le clip vidéo Niveau 2

C’est une vraie création, le réalisateur conçoit une vidéo à part entière qui apporte autant, voire parfois plus, que la chanson elle même. Ce sont deux œuvres qui cohabitent et ça prend des formes bien différentes. Quelques réalisateurs s’essayent à cette haute altitude, ce sont eux qui m’ont donné envie de faire de la réalisation. Voici une sélection. Enjoy !


Un hommage à Jeanne Mas
directed by Michel Gondry


Un hommage aux chinois
directed by Joseph Kahn


Un hommage à Marc Dutroux
directed by Martin de Thurah


Un hommage aux tapis roulants de Chatelet-Les Halles
directed by Jonathan Glazer


Un hommage aux clips niveau 0
directed by Garth Jennings


Un hommage à la porcelaine
directed by Chris Cunningham

Lars von Trier a du souci à se faire.

dim 30 août 2009

Jessica BielN’avez vous pas remarqué ces derniers temps un changement considérable dans la psychologie des personnages féminins des films populaires ?

Les années 80 m’ont nourri de films avec de la pellicule sentant bon la testostérone. Je n’ai pas vraiment de souvenir de personnage féminin fort ou peut-être quelques ersatz d’héroïnes refusant leur véritable nature et révélant finalement leurs faiblesses dans les bras du vrai héros avant le générique. La belle affaire.

La schtroumpfette de "Numéro 9"

Il semble que depuis quelques années, les personnages féminins ont le droit d’avoir de la répartie et de l’esprit. Prenons quelques sorties de ces dernières semaines s’adressant au grand public et aux enfants. Dans La haut (Up), le personnage fantôme de la femme de Carl (le propriétaire de la maison) que l’on découvre petite fille dans les première minutes du film est même carrément plus dégourdie que son futur mari et pas cruche pour un clou. Dans Numéro 9 (9), bien que subissant le syndrome Schtroumpfette, numéro 7 est un personnage qui aurait très bien pu être masculin sans qu’on se pose de question. Elle prend des décisions, se révolte et est combative. Dans Un mariage de rêve (Easy Virtue) (adapté d’une pièce de 1924 !), Jessica Biel joue un personnage des années 30 moderne et intelligent, qui le serait tout autant aujourd’hui. Même dans le dernier Star Trek (Star Trek) de J.J. Abrams, le capitaine Kirk, dragueur qui n’arrive pas à ses fins, dépoussière la S.F. de mon enfance.

Il est intéressant d’imaginer la forme que prendront les scénarios dans les prochaines décennies.
A court terme, j’imagine que les scénaristes d’Hollywood et de Navarre, n’étant malheureusement pas tous des flèches, vont surement se calquer sur ces nouveaux types de personnages par simple réflexe de copie inconsciente. Quelques films ultra-féministes et castrateurs verront surement ponctuellement aussi le jour (on leur filera une bonne raclée virile et elles se tairont). Mais l’important est que les petites filles qui vont au cinéma aujourd’hui comprendront qu’elles ont le droit d’être autre chose qu’une princesse déchue dans sa cuisine. Et les enfants d’aujourd’hui écriront leurs films dans 20 ans avec comme référence, entre autres, « ces femmes qui ont le droit » et pour eux le cinéma du XXème siècle sera étrangement vieillot et misogyne.