«Pour la plupart, le sérieux, c'est l'air sérieux» Jean-Edern Hallier
Nos équipes s'efforcent de vous fournir un travail de qualité, il se pourrait malgré tout que ces articles puissent contenir ponctuellement du second degré, un certain décalage et de l'ironie. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée.
Voici quelques fils pour me suivre : rss, rss2, rdf, atom
Je vous remercie pour vos mails. Ce silence est dû à mon récent déménagement et quelques autres occupations chronophages. Le projet avance lentement mais avance tout de même :
J’ai rencontré il y a quelques semaines maintenant, grâce à mon amie Chloé Micout, Grégory Passard de la société Vingtième Heure. Grégory me propose de me prêter le matériel de sa société (notamment le Canon 7D qu’il a récemment acquis) pour tourner mon court-métrage. C’est donc une super opportunité ! De son coté, le tournage lui permettra d’évaluer le potentiel de l’appareil et du mien, de ne pas me ruiner !
A propos de l’écriture, quelques éléments sont encore à peaufiner pour atteindre la version définitive. Ensuite le tournage devrait se dérouler en janvier. Il reste donc à m’attaquer début 2010 au casting et aux décors.
Voici le story board de la scène numéro 1. Je ne vais pas diffuser l’intégralité du story board pour garder un peu de mystère sur le scénario, cependant je vais essayer de décrire au maximum les avancées à propos de cette scène particulière.
J’ai une préférence pour un terrain de tennis couvert (lumière et son neutre, ambiance d’enfermement, sol lisse pour le travelling).
Il existe 7 arrondissements de Paris avec des courts couverts. Il faut noter qu’à Paris les réservations en ligne sont plutôt bien faites cependant je ne suis pas sur qu’une équipe de tournage – aussi légère soit-elle – soit la bienvenue même si elle a réservé le court.
C’est pour cela que j’ai envoyé un mail la semaine dernière par le formulaire de contact du site, mais malheureusement personne ne semble vouloir me répondre. Affaire à suivre.
« Où allons-nous ? » est un film de science fiction français et indépendant. Beau et ambitieux projet dans lequel joue Laure Gouget que vous avez pu apercevoir dans Humanity Song et Cyndinique. La prise de risque, justement, est à saluer. D’ailleurs, l’ampleur du projet les oblige à vous demander de l’aide :
« La postproduction du film est en cours depuis quelques mois. Nous faisons des fonds verts, du tracking, de la rotoscopie, de la modélisation, de l’animation, et du compositing.
Les logiciels utilisés sont Ligthwave pour la 3D, Fusion pour le compositing, PF track (ou Boujou ) pour le tracking, et évidemment un peu de Photoshop et d’Illustrator comme dans tout projet visuel qui se respecte. Une connaissance de tout autre logiciel de 3D ou de compositing (même After Effects) peut suffire dans certaines situations. Une connaissance des réseaux sous Windows nous intéresse également.
Une simple maitrise de Photoshop ou Illustrator, bien qu’apparemment loin des logiciels de sauvage que nous utilisons pour les effets visuels, peut évoluer en quelques semaines de travail, sur un vrai projet de long métrage, vers la rotoscopie, puis le compositing, voire même la 3D pour les plus courageux. »
Voici une première version de la liste des scènes du film en préparation. J’y ajoute en quelque sorte l’essentiel de ce que j’ai à trouver avant d’aller plus dans le détail : les acteurs, le décor, et les accessoires.
Comme expliqué précédemment, certaines de ces scènes ne sont pas primordiales, ne verront donc peut-être pas le jour ou seront modifiées.
Les scènes
Scène 1
Lieu : Terrain de tennis couvert
Accessoire : deux raquettes, une balle
Costume : Tenue de sport, basket.
Comédien : 1 homme jeune et sportif, 1 homme cheveux grisonnant peu sportif.
Scène 2, 11 et 17
Lieu : Une chambre
Accessoire : rien
Costume : rien
Comédien : 1 comédienne
Scène 3 et 7
Lieu : Un appartement (chambre et salle de bain)
Accessoire : une balance, un réveil
Costume : chemise de nuit ou pyjama
Comédien : 1 comédien ou comédienne
Scène 4 et 8
Lieu : 2 lieux extérieurs (terrasse de café, rue)
Accessoire : rien
Costume : bien habillé
Comédien : 1 comédien et 2 amorses féminines
Scène 5 et 9
Lieu : cabine d’essayage dans un magasin
Accessoire : rien
Costume : une robe
Comédien : 2 comédiennes et 1 comédien
Scène 6
Lieu : Une soirée
Accessoire : une coupe de champagne
Costume : bien habillée
Comédien : 1 comédienne et 1 amorse masculine
Scène 10
Lieu : Un salon avec table basse
Accessoire : un canapé, un kit poker.
Costume : rien de particulier
Comédien : 1 comédien (et quelques figurants si possible)
Scène 12
Lieu : peu importe
Accessoire : néant
Costume : rien
Comédien : un petit chat
Scène 13
Lieu : une chambre d’hopital
Accessoire : un badge
Costume : une blouse de médecin
Comédien : 1 comédien et une amorse
Scène 14
Lieu : un bureau
Accessoire : un ordinateur
Costume : corporate
Comédien : 2 comédiens
Scène 15
Lieu : un lieu décoré de façon ésotérique
Accessoire : une boule de cristal
Costume : une chemise à la BHL
Comédien : 1 comédien
Scène 16
Lieu : un bureau
Accessoire : rien
Costume : plutôt bien habillé
Comédien : 2 comédiens
Le FS-4 ProHD qui a changé ma
vie pendant les « dérushages »
Le matériel
Je dispose comme unique matériel d’un disque dur FIRESTORE gagné lors d’un festival et compatible avec quelques caméras semi-pro du marché « relativement » faciles à emprunter aujourd’hui. Premier problème, ces caméras n’ont pas la qualité d’image dont j’aimerais disposer, la solution serait de trouver en plus un kit mini35 qui apporterait un rendu cinéma.
Vous pouvez voir ici une vidéo de l’ami Yann Kibongui avec qui j’ai travaillé sur Cyndinique et qui construit lui même ses kits mini35. N’étant pas le meilleur des bricoleurs et n’ayant pas de toute façon tout ce matériel, je mets d’ores et déjà de côté cette solution. Cependant, il ne tient qu’a vous de prendre cette voie.
Il me reste deux autres solutions, trouver un généreux possesseur d’une RED pour m’aider ou emprunter un canon 7D / 5D très à la mode aujourd’hui. Ces boitiers sont encore rares, coutent mine de rien une petite somme mais ont l’avantage d’avoir une qualité d’image incroyable. Seul gros hic, il faut une prise de son extérieure.
Si tout va bien, je commence à m’en occuper demain !
Je profite d’un nouveau projet de court-métrage pour réaliser une expérience que je crois inédite sur internet, proposer de relater sa construction de A à Z.
C’est assez risqué car cela impose une relative obligation de résultat. L’idée me semble séduisante pour les jeunes réalisateurs ou simplement les personnes curieuses car ce projet a trois particularités, n’avoir aucune production extérieure, aucun budget et l’ambition d’un résultat pro. Cette troisième particularité va surement impliquer de grosses galères comme nous le constaterons ensemble au fil de ces articles.
Première étape, le scénario.
La colonne vertébrale du scénario
(au sens figuré et presque au sens propre)
Avant de tremper votre plume dans l’encre fraiche, il vous faut des notions de dramaturgie que ce soit par le biais de l’apprentissage inconscient (vous avez vu assez de films pour comprendre leurs points communs dans la structure) ou le biais d’un livre traitant du sujet (il en existe beaucoup, trouvez celui qui a le ton qui vous correspond le plus). Même si on veut s’amuser avec les codes, on ne peut pas le faire sans les connaitre…
Dans mon cas, justement le scénario ne sera qu’une accumulation de scènes sans lien apparent. Le spectateur cherchera donc au début plus ou moins consciemment à construire intellectuellement quelque chose par rapport à une architecture classique d’un film.
Le côté négatif : J’ai plus d’une dizaine de lieux différents pour un film qui ne dépassera surement pas les 3 minutes. J’ai autant d’acteurs et de figurants à trouver.
Le côté positif : Ces scènes peuvent se définir comme des « modules » et dans le cas critique où je n’arriverais pas à mes fins avec l’une d’entre elles, il m’est possible de la modifier ou de la supprimer.
J’utilise Celtx pour écrire le scénario qui est presque terminé. Ce logiciel est gratuit et plutôt complet. Il peut par exemple lors d’une écriture un peu plus complexe que pour ce projet séparer chaque scène en mini-fiche annotable (très pratique pour visualiser le rythme d’une l’histoire principale et de ses histoires secondaires). Vous pouvez voir sur la photo que l’interactivité informatique ne remplace pourtant pas encore complètement les bouts de scotch sur les murs.
Un autre clip plutôt sympa « Luv Deluxe » du groupe Cinnamon Chasers, réalisé par Saman Keshavarz.
La vue subjective dans un clip me fait toujours penser à Prodigy. Même après tant de temps !
Numericable a organisé cet été une sorte d’appel d’offre pour sa nouvelle campagne publicitaire dont la thématique était « 20 secondes pour convaincre ». J’y ai participé avec mon pote Prims en improvisant un spot absurde dans l’objectif de gagner une méga télé à 3 000 euros. Finalement nous avons gagné non seulement la télévision mais aussi une diffusion massive de la publicité pendant 2 semaines et demi. Vous pouvez donc voir ce spot en ce moment sur vos écrans :
Le tournage s’est déroulé dans une grande maison de campagne sous la direction d’Olivier Bennoun, jeune réalisateur de publicité (dont vous pouvez voir quelques travaux ici). Le tout produit par Wanda Productions qui a sorti la RED pour l’occasion !
Ce qui était intéressant sur ce petit tournage c’était la position peu familière d’acteur dans laquelle je me trouvais. Pas tant sur le plan du jeu, mais sur le fait d’être dirigé. Même si la scène est très courte, cela m’a fait réaliser à quel point il doit être difficile et frustrant de se faire diriger lorsqu’on est à la fois acteur et auteur/réalisateur.
Ce genre de petite expérience est toujours enrichissante et je la conseille à tous les réalisateurs en herbe.
Je me souviens de mon désarroi en sortant de Le jour où la terre s’arrêtera (The Day the Earth Stood Still). Pour résumer, un extraterrestre arrive sur terre pour la sauver mais en éliminant les humains car ils ne trient pas leurs déchets. Puis après 1h40 d’un film pénible, c’est avant qu’il puisse enfin mettre ses plans à exécution que Jennifer Connely qui ne veut pas mourir se met à chouiner, promettant qu’elle s’achètera une deuxième poubelle. L’extraterrestre se dit alors qu’en fait l’espèce humaine c’est vraiment de la balle, annule son plan et se casse en lui filant son adresse msn. Après j’ai vomi.
C’est dans ces moments là qu’on a du mal à assumer lorsque dans un repas quelqu’un s’exclame :
- Attends, mais tu aimes la SCIENCE FICTION toi ?
Regards et silence de l’assemblée.
- Et bien, je. Oui, mais tu sais, il existe de bon films. Parfois. Enfin, hey mais attends ça me fait penser au fait, comment vont tes hémorroïdes ? (pour changer de sujet discrètement)
Tout ça pour introduire mon propos sur un récent film étiqueté Science Fiction, District 9 (District 9). DIGRESSION Il faut expliquer aux critiques de cinéma que District 9 n’est pas un faux documentaire. Un film qui contient des scènes montées avec des images qu’aucun camera-man intégré dans l’histoire n’aurait pu filmer, n’est ni un documentaire, ni un faux documentaire. Ou alors un très très mauvais faux documentaire. FIN DE LA DIGRESSION
Ce qui m’a frappé dans ce film, c’est la liberté qu’a pu avoir Neill Blomkamp pour raconter son histoire. Moi qui ai toujours pensé que si j’étais un extraterrestre j’irais plutôt du côté d’Ibiza, Neill lui a choisi Johannesburg. Déjà ça nous change de New York et des États-Unis. Ensuite tout se sépare des clichés de l’invasion alien, car ce n’en est pas une et parce qu’avant tout le sujet du film est l’espèce humaine, les nouveaux arrivants y sont secondaires.
District 9 est pessimiste, presque misanthrope ! Tous les protagonistes de l’histoire ont plus ou moins les mêmes objectifs mais ils arrivent quand même à se taper dessus parce qu’ils sont lâches et bêtes (c’est ça le côté misanthrope).
Rassurez-vous le réalisateur nous propose quand même une happy end américaine et ce qui est chouette, c’est qu’il arrive à ce qu’elle ne soit pas trop mauvaise.